La population bolivienne

Selon l’INE (Institut National de Statistiques de l’Etat Plurinational de Bolivie), la population mineure de 0 à 14 ans représente 32,4¨% de la totalité des habitants du pays, suivi par le groupe des 30-59 ans avec un pourcentage de 31,4%. La population de 15 à 29 représente 27,2% et la population dite adulte (les personnes ayant 60 ans et plus) atteignent 8,9%.

Enfants travailleurs en Bolivie

Selon les résultats des Enquêtes de « Hogares » de 2012, on estime que 17,5% des enfants et adolescents en Bolivie exécutent des activités de production économique et/ou des travaux domestiques. Il a été prouvé que le travail infantile affecte plus les petits garçons (18,7%) que les petites filles (16,4%). Ce dernier augmente parallèlement à l’âge et s’accentue notamment pour les enfants résidents dans des zones rurales, où 34 enfants sur 100 travaillent, contre seulement 7 enfants sur 100 au sein des zones urbaines.

Pour compléter ces données, relevons que, selon cette même étude, il existe plus de 100 milles enfants effectuant un travail, âgés entre 7 et 12 ans. A ce chiffre, il faut ajouter 289 milles adolescents entre 12 et 17 ans, ce qui fait un total de 391 milles enfants de moins de 17 ans qui travaillent, et ce souvent dans des conditions dangereuses comme par exemple sur des chantiers et même à l’intérieur des mines.

En avril 2016, le ministre de l’Education, Robertor Aguilar, informe qu’il existe plus de 34 000 étudiants (enfants et adolescents confondus) « qui travaillent, touchent un salaire et étudient à la fois » en Bolivie. Selon la représentante de l’Union des enfants et adolescents travailleurs de Bolivie (UNATSBO), Lizeth Reina Castro, il faut ajouter à ce nombre plus de 33 000 enfants qui travaillent mais qui n’étudient pas.

Dans les zones les plus pauvres, les difficultés pour que les familles subviennent à leurs besoins sont une des raisons évidentes pour lesquelles les enfants se voient dans l’obligation de s’initier dans le monde du travail à un si jeune âge.

En Bolivie, les règlements/normes qui régulent et protège le travail infantile se base sur la Loi n°548-Code « Enfants et adolescents », promulgué au mois de juin 2014. La norme maintient l’âge minimum légal pour le travail infantile à 14 ans, mais elle le permet à partir de 10 ans en situation « exceptionnelle ». Le travail infantile est donc une réalité au sein de l’état bolivien. Il découle de plusieurs causes telles que, pour ne citer que les plus importantes, la pauvreté, ou encore les niveaux de vie médiocre, qui poussent les enfants et adolescents à gagner un salaire pour améliorer leur quotidien et celui de leur famille.

Violence sexuelle infantile

Au niveau national, chaque jour, 16 enfants et adolescents sont victimes d’agressions sexuelles de tout genre. La Bolivie dépasse donc les chiffres mondiaux de violence sexuelle infantile. Selon le Réseau de Protection de l’Enfance et de l’Adolescence (en 2016), 8% des enfants dans le monde sont victimes d’agressions sexuelles avant d’avoir 18 ans, alors qu’en Bolivie le pourcentage est de 23.

Enfants et adolescents en « situation de rue »

Au niveau national, les enfants et adolescents en situation de rue représentent une population hautement vulnérable face à une série de risques tels que l’exploitation du travail, la consommation de drogues et d’alcool, l’exploitation sexuelle à des fins commerciales et bien d’autres. Les caractères propres à la vie dans la rue et sa condition de population marginalisée alimentent cette vulnérabilité qui ne fait qu’accroître.

En Bolivie, plus de 8 milles enfant vivent « en situation de rue », selon l’Institut National de Statistiques de l’Etat (INE).

Enfants « institutionnalisés »

Le terme « enfant institutionnalisé » se réfère aux enfants vivant en orphelinat, auberges et maisons de l’état ou en institutions privées qui les accueillent. Selon le dernier recensement réalisé par UNICEF en Bolivie, approximativement 20 à 30 milles enfants mineurs sont accueillis en institutions (privées, publiques ou de l’état), suite à leur abandon de la part de leurs parents.

Toute action qui peut aider à améliorer ces chiffres dramatiques est primordiale. Heureusement, VOUS pouvez faire la différence ! Vous pouvez nous soutenir en faisant un don ou en faisant un volontariat.